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Gestion des urgences dans les hôpitaux : les populations exigent encore des améliorations dans l’accueil

19 octobre 2015

L’accueil et les urgences restent le maillon faible du système de santé au Sénégal. Cependant des efforts ont été faits ces dernières années dans ces domaines, même si les populations exigent encore des améliorations.  
D’après le constat de Saliou Diallo, directeur des établissements de santé, les conditions d’accueil, de gestion des urgences, de séjour dans les hôpitaux sénégalais se sont nettement améliorées. Mieux, a dit M. Diallo, certains hôpitaux disposent de salles d’attente avec des postes téléviseurs, des fauteuils confortables qui permettent de mieux accueillir les patients et leurs accompagnateurs. « Ce sont des choses que l’on ne retrouvait pas il y a quelques années dans les hôpitaux sénégalais », a expliqué l’ancien directeur de l’hôpital général de Grand Yoff. Selon M. Diallo en plus, il y a des bureaux d’accueil avec des hôtesses qui orientent les malades.
Saliou Diallo, qui s’exprimait au cours d’une conférence de presse organisée dans les locaux du ministère de la Santé, a aussi souligné que l’offre de services s’est beaucoup diversifiée dans les structures hospitalières avec la création de nouveaux services dans certains d’entre elles. Mieux, les établissements de santé ont bénéficié de plus d’équipements. Malgré ces efforts, les populations continuent de se plaindre en dénonçant les conditions d’accueil et de prise en charge des urgences.
Selon le directeur des établissements de santé, ces plaintes sont dues aux exigences des populations qui sont devenues plus fortes. « Le niveau intellectuel des populations a augmenté, les gens voyagent et voient ce qui se passe ailleurs. Par conséquent, elles deviennent de plus en plus exigeantes. Nous allons continuer à travailler pour améliorer davantage les conditions d’accueil et de gestion des urgences dans les hôpitaux », a-t-il promis.
Pour corriger les manquements relevés, le ministère de la Santé a mis en place 11 directives adressées à l’ensemble des structures de santé. Il y a, entre autres, la mise en place d’un Service d’accueil et d’urgences (Sau). « On ne peut pas comprendre qu’un hôpital d’une certaine taille ne dispose pas d’un Sau. Aujourd’hui beaucoup d’hôpitaux sénégalais en disposent et ont nommé des  coordonnateurs des urgences », a indiqué M. Diallo.
L’installation de lignes téléphoniques qui permettent aux parents de malades de pouvoir les rejoindre dans ces services pour avoir des nouvelles fait aussi partie de ces directives. La mise en place du bureau des usagers permettra aux malades d’avoir un interlocuteur. Saliou Diallo a soutenu que ces directives font l’objet d’un suivi régulier. Son niveau de mise en œuvre est satisfaisant dans certains hôpitaux et faible dans d’autres, a-t-il précisé.

PRISE EN CHARGE DES URGENCES : Les ambulances du Samu ont déjà effectué plus de 15.000 sorties
Le directeur du Service d’assistance médicale des urgences (Samu) national, Pr Mamadou Diarra Bèye, a évoqué les missions de cette structure spécialisée dans la prise en charge des cas d’urgence. Il a fait savoir que ce service est très sollicité par les populations. Pour l’année en cours, les ambulances du Samu ont fait plus de 15.000 sorties en allant chercher dans les maisons et les rues des personnes accidentées ou victimes de malaise. Pr Bèye a également indiqué qu’en 2014 plus de 3 millions d’appels ont été enregistrés sous forme d’intervention qui ont permis de régler plus de 80% des cas d’urgence. Dr Abdoulaye Bousso a aussi présenté les missions du Centre d’opération d’urgence sanitaire (Cous). Créé dans le cadre de la prise en charge de la maladie à virus Ebola, le Cous est appelé à anticiper et coordonner des catastrophes et des urgences qui peuvent avoir un impact au plan national.                   


SALIOU DIALLO, DIRECTEUR DES ETABLISSEMENTS DE SANTE : « Aucune structure de santé n’a le droit de rejeter un malade en urgence faute d’argent »
Saliou Diallo, directeur des établissements de santé, est catégorique : « Aucune structure de santé n’a le droit de rejeter un malade en urgence sous prétexte que ce dernier ne dispose pas d’argent ». Selon lui, quand un malade arrive en urgence dans une structure de santé, il doit être pris en charge. « C’est une obligation pour une structure de santé de le faire. Si l’hôpital ne le fait pas, il peut tomber sous le coup de la loi, parce que tout simplement c’est un délit de non assistance à une personne en danger », a explicité le directeur des établissements de santé.
Il a rappelé, qu’en cas d’urgence, on doit d’abord prendre le malade en levant l’urgence. « Ce n’est qu’après qu’on peut lui demander des papiers et une somme à payer. A ce niveau, nous avions été très clair avec les responsables des structures de santé qui appliquent ces directives », a déclaré M. Diallo. Il a également fait savoir que pour éviter au malade en urgence de faire le tour des hôpitaux faute de places, il a été demandé à l’hôpital de retenir ce dernier en le soignant, en attendant d’organiser son transfert vers une autre structure. Cette question est devenue plus facile grâce au Samu. L’écart de langage de certains agents de santé vis-à-vis des malades sera aussi sanctionné, s’il y a des preuves que l’agent de santé s’est mal comporté. Saliou Diallo a invité tous ceux qui travaillent dans les hôpitaux à être plus attentifs aux besoins des malades en évitant des propos blessants.

Bientôt l’Ordre des sages-femmes sénégalaises
Les sages-femmes du Sénégal, après une dizaine d’années de combat, auront bientôt un Ordre. D’après la présidente de l’Association des sages-femmes sénégalaises, Marième Fall, la loi régulant leur profession a fini de faire le tour des ministères. Il a été d’ailleurs validé par la Primature. Elle sera bientôt votée à l’Assemblée nationale pour permettre aux sages-femmes de disposer de cet Ordre qui va réguler leur profession. « Nous avons forcé et l’on n’est en train de récolter les premiers fruits, parce que nous estimons que pour promouvoir la profession de sage-femme, il faut la réguler », a déclaré Mme Fall.

Source : Le Soleil

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