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Organisation de l’examen du bac

jeudi 29 juin 2017, par keba soly

DE L’ORGANISATION DU BACCALAURÉAT
Pour l’organisation de l’examen du baccalauréat 2016, deux innovations apportées traduisent un souci d’amélioration dudit examen sont à saluer
 :
1. L’idée de faire corriger sur place annihile le risque de pertes de
copies au cours des allées et venues.
Mais au-delà de cela, il faudra aussi créer sur le site c’est-à-dire le centre d’examen les meilleures conditions de travail et de séjour dans la localité d’accueil ; c’est une simple question d’organisation, de prise d’initiative des acteurs impliqués parmi lesquels la communauté.
Si l’idée est largement partagée la restauration et l’hébergement pourront y être assurés. Autrement chacun essaie de se « débrouiller » comme il peut dans un contexte de précarité préjudiciable à un environnement favorable au travail. Conséquence les conditions n’étant pas favorables, l’on se presse pour corriger et partir. Mais que l’on se comprenne bien, l’office du bac n’aura rien à voir avec l’organisation des examinateurs dans les centres d’examen pour se prendre en charge, pour y séjourner avec le moins de désagréments.
2. L’augmentation des avances sur les indemnités de déplacements
Mais mieux, l’on pourrait, pour plus d’efficacité, décentraliser le paiement au niveau des IEF car regrouper tous les enseignants convoqués à l’Académie peut créer des embouteillages inextricables, sources de tensions nerveuses inutiles. A l’Académie de Louga pour prendre cet exemple, le payeur pourrait se déplacer un jour à Kébémer, un jour à Darha ou Linguère et un jour à Louga pour décongestionner et se rapprocher davantage des bénéficiaires ; ça créerait moins de bousculade et se révélerait plus efficace. Il faut le vouloir et être souple sans remettre en cause les règles admises en matière de gestion financière.
L’on peut encore améliorer quelques aspects de l’organisation du bac :

  • Eviter le chevauchement entre l’organisation du baccalauréat et celle du BFEM : les mêmes correcteurs parfois convoqués aux deux examens ont énormément de difficultés de déplacement. Un écart d’au moins 10 à 12 jours entre les deux examens semble nécessaire
  • Il ne sert à rien d’envoyer les examinateurs très très loin pour des séjours souvent difficiles qui ne sont pas sans impact négatif sur l’examen (au BFEM, ils restent dans leur IEF et cela ne pose aucun problème). L’exemple de jeunes professeures (des dames donc) se déplaçant avec leurs bébés dans les bras d’un bout à l’autre du pays n’est pas pour leur faciliter les conditions de séjour et donc de travail
  • Pourquoi avoir abandonné l’option de l’expression des vœux des enseignants et en tenir compte autant que possible ?

Des bonnes conditions de déplacement, de séjour et de travail des examinateurs ont un impact certain sur la qualité de leur travail.

Auteur : Birane TINE ex IEF de Kébémer
Email : tine_birane@yahoo.fr
Tél : 77 630 29 48

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