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Points d’amélioration

mercredi 4 novembre 2015, par Doura | 1 commentaire

Je me permets de m’adresser à vous pour attirer votre attention sur quelques problématiques que j’ai constatées lors de mon récent séjour à Dakar.

La première de ces problématiques concerne la gestion des ordures ménagères. Elle existait déjà à mon enfance et persiste de nos jours.
Aussi, je vous propose les pistes d’amélioration suivantes, soit :

• la création d’une société semi-publique (Société privée avec une participation de l’Etat), avec la mise en place d’une infrastructure permettant le tri et l’incinération des déchets ménagers ;

• les collectivités locales (maires ou autres) doivent être associées à la collecte des ordures et le nettoyage des voies publiques, afin qu’elles puissent veiller au respect des prescriptions établies, notamment l’interdiction de jeter des ordures sur la voie publique ;

• des points de dépôt d’ordures doivent être aménagés dans chaque quartier ;

• le principe du pollueur payeur doit être instauré, en exigeant à tout propriétaire d’un immeuble (habité par lui-même ou mis en location) une taxe annuelle pour le traitement des déchets ménagers. Cette taxe sera répercutée par le bailleur aux locataires, dans une juste mesure, pour les immeubles mis en location ;

• La création d’un groupe de travail pour mener une vaste campagne de sensibilisation de la population.

La seconde problématique concerne l’état des bordures de mer. Des eaux sales sont déversées dans l’océan par le biais de canalisations. Ces eaux proviennent d’une part des hôpitaux ou des toilettes des habitations.

Cela pose un problème de santé publique, de la protection de l’environnement, de la protection de l’habitat des sénégalais et des générations futures par une pollution nocive de la nature.

Par ailleurs, le tourisme, secteur porteur, est en nette régression et l’insalubrité de nos plages et de notre pays en général y est pour quelque chose.

Le Sénégal est en mesure de créer une unité d’épuration des eaux sales, en demandant l’aide des institutions financières.

La troisième et dernière problématique concerne l’interdiction d’importer des véhicules « âgés » de plus de huit ans au Sénégal.

Il convient de préciser que des véhicules âgés de 10 à 15 ans continuent de rouler en Europe et dans d’autres pays du monde, à condition qu’ils passent avec succès un contrôle.

A mon sens, une procédure analogue devrait être instituée dans notre pays. Un contrôle des véhicules selon des critères bien définis aurait permis d’atteindre un triple objectif (sécurité routière, protection de l’environnement et création d’emplois).

Cette interdiction d’importation n’est donc pas appropriée, surtout quand on sait que des véhicules âgés de 30 à 50 ans, pollueurs, continuent de rouler dans notre pays. Ces véhicules devraient du reste être retirés progressivement de la circulation, par une mesure d’accompagnement.

Enfin, les points d’amélioration susmentionnés permettront d’atteindre un triple objectif : la salubrité publique, la santé publique, la sécurité routière, la création d’emplois et l’attractivité de notre pays.

En vous remerciant pour l’attention que vous porterez à mes propositions, je vous présente mes meilleures salutations.

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